Intégrer le milieu de la vidéo, des plateaux de tournage ou de la production numérique ne passe pas obligatoirement par un départ immédiat pour Paris. En Champagne-Ardenne, l’accès aux métiers de l’image et du son s’appuie sur des cursus courts et professionnalisants.
Pour les étudiants qui recherchent la pratique du matériel, la rigueur technique et une insertion rapide sur le marché du travail, trois voies de référence s’imposent : le BTS, le BUT et la Licence.
Le BTS Métiers de l’audiovisuel : la référence plateau et post-production
Le BTS Métiers de l’audiovisuel est un diplôme national technique qui forme aux gestes professionnels indispensables sur les plateaux de tournage, en régie de diffusion ou en studio de montage.
Lycée Saint Jean-Baptiste de La Salle (Reims)
- Statut : Privé sous contrat d’association avec l’État.
- Admission : Parcoursup (BTS), puis sélection sur dossier/entretien pour le Bachelor.
Équipé d’un plateau de tournage, de loges techniques et de régies multicaméras, l’établissement propose le BTS à travers quatre options :
- Option “Gestion de la production” : Elle est dédiée au suivi administratif, juridique, financier et logistique indispensable pour encadrer les équipes et respecter le budget d’un tournage.
- Option “Sons”: Elle forme à la prise de son sur les tournages, à l’illustration sonore, mais aussi au montage, au mixage et à la diffusion audio.
- Option “Technique d’ingénierie et d’exploitation des équipement”: Elle prépare au déploiement, à la maintenance et à la sécurisation des équipements techniques pour assurer la conformité des signaux et flux de diffusion.
- Option “Métiers du montage et de la post-production” : Elle consiste à concevoir le rythme visuel d’une oeuvre, assembler les plans et finaliser l’habillage numérique en accord avec la vision du réalisateur.
L’établissement permet également de prolonger l’apprentissage avec un Bachelor Image et Montage. Cette troisième année d’approfondissement met l’accent sur les formats narratifs (fiction, clip musical, documentaire) et aide à consolider un portfolio professionnel avant l’insertion dans le milieu.
Le BUT MMI : la polyvalence vidéo et numérique en université publique
Le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Métiers du Multimédia et de l’Internet (MMI) associe les techniques de création audiovisuelle aux technologies du web et des nouveaux médias.
Accessible au tarif des droits universitaires nationaux (avec gratuité totale pour les boursiers), ce cursus public en trois ans forme des profils polyvalents : écriture scénaristique, maniement des boîtiers et caméras, captation audio, montage,étalonnage, motion design et stratégie de diffusion en ligne. En Champagne-Ardenne, deux IUT dispensent cette formation via l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA).
1. IUT de Reims-Châlons-Charleville (Site de Reims)
- Statut : Public (Université de Reims Champagne-Ardenne)
- Admission : Parcoursup
Sur son campus rémois, l’IUT propose notamment le parcours Création numérique. Ce profil s’adresse directement aux créateurs visuels en combinant réalisation vidéo, animation graphique, compositing et narration transmédia, le tout ponctué de stages obligatoires en agence ou en entreprise.
2. IUT de Troyes
- Statut : Public (Université de Reims Champagne-Ardenne)
- Admission : Parcoursup
L’IUT de Troyes met l’accent sur la production de contenus audiovisuels autonomes et interactifs. Les étudiants y apprennent à piloter une chaîne de production vidéo complète (de l’écriture à la diffusion en ligne), tout en intégrant les contraintes techniques du web et des réseaux sociaux.
La filière universitaire : culture cinématographique et analyse
L‘université de Reims Champagne-Ardenne (Reims)
- Formation : Licence d’Arts
- Statut : Public
- Admission : Parcoursup
L’URCA propose une Licence d’Arts axée sur l’histoire du cinéma, l’esthétique filmique, l’analyse d’œuvres et l’écriture de scénario. Moins manuelle et plus réflexive que le BTS ou le BUT, elle apporte la culture générale nécessaire à la mise en scène et sert de tremplin idéal pour tenter les concours des grandes écoles nationales (La Fémis, Louis-Lumière, INSAS) ou poursuivre en master.
Pour se faire une vraie idée avant de prendre sa décision finale, le plus simple reste de se rendre aux journées portes ouvertes de ces établissements. C’est souvent le meilleur moyen de voir l’ambiance et de vérifier si la formation correspond vraiment à ce que l’on recherche.

